Certes, le Trèfle a été éliminé ce soir. Déception, cruelle, s'il en est une. Ils méritaient vraiment de gagner et Keane, et autre Doyle et Duff avaient réussit à gagner une certaine.. admiration de ma part aussi j'aurais adoré les voir jouer en lieu et place des Français qui sont boring au possible à mon sens. Mais bon, le destin en a voulu autrement alors. Soyons Fair play, car après la victoire, c'est une des meilleures choses que l'on trouve dans le sport et la compétition. Lloris a été très bon (et il est très mignon mais ça... c'est encore une autre affaire). Les Brits sont dans la coupe, bien d'autres habitués également, alors, gloire. La World Cup cuvée 2010 sera peut-être intéressante, je l'espère en tout cas, car aucune, je dis bien aucune n'a jamais su autant soulever d'émotions que celle de 1998. On a tous et toutes "Les yeux dans les Bleus" chez nous, et certains, comme moi, ont certainement aussi cet autre reportage sur lequel je ne parviens plus à mettre la main, véritable merveille qui nous montrait les Bleus avant la coupe, pendant, avec des extraits de matchs, et la finale in extenso, et la vague de folie qui s'était emparée du pays après la victoire. Folle époque, totalement folle. Thrilling je dirais. Goodness, que l'été 1998 avait pu être bon.
Je me souviens, à cette époque j'étais encore en primaire. J'avais passé mon année à jouer avec les grands grâce à ma "promotion" (pas canapé, je rassure. A l'époque tout de même...). Un an d'écart qui peu paraître gigantesque à cet âge-là mais... Le foot m'avait permis de m'intégrer, en partie du moins car ce ne fut jamais réellement le cas, parmi cette bande particulièrement multifacettes. Eclats de rire, rêves. Une époque joyeuse où on se souciait pas du lendemain. Et puis, cette Coupe du Monde alors. Au début, j'avais regardé ça d'un oeil distrait, squattant la tv avec mon père. Et puis, l'esprit de compétitrice que j'ai toujours eu a eut le dessus sur moi. J'ai n'ai rien pu tenter contre cela. Le palpitant cherchait à se faire la malle alors que la France était en mauvaise posture. Des cris de joie s'échappaient du salon à chaque but et mon père qui sautait sur place, quand il n'engueulait pas l'arbitre (sport international de tout bon supporter bien évidemment). Et puis, graduellement, cet intérêt était devenu une passion dévorante. Ce match contre le Paraguay. Ces images terribles des pauvres perdants étalés par terre alors que Chivarer tentait de les remettre sur pieds, pour l'honneur. Le match contre l'Italie où on avait cru tout perdre. Le match contre la Croatie que je n'avais pu voir qu'à moitié. Cette déception profonde en quittant l'écran à la fin de la première mi-temps, cette joie gigantesque face à la surprise du réveil. Et puis... cette finale. Ce match de folie. La maison emplie d'amis, de mes parents, mais tous accros à l'écran, supportant jusqu'à la déraison les Bleus. Oui, en 1998, durant cette année bénite, une nation s'était réellement unie derrière son équipe, symbole de tout un pays. Et chaque reportage, chaque image est gravée dans notre mémoire.
C'est avec étonnement aujourd'hui que je constate la clarté avec laquelle ces souvenirs sont inscrits dans ma mémoire. A l'époque, je n'avais même pas huit ans. Enfin, si, je les ai eu juste avant le match contre la Croatie. Gosse. Et... à la rentrée de 1998, je m'étais mise au foot, réellement, m'amusant dans un monde qui n'aurait pas du être le mien, un monde bien trop masculin. Des années qui ont certainement marqué ma vision du foot à vie en vérité, inspirant un certain dégoût d'ailleurs. Mais... il est des fois, des moments, quelques évènements qui savent réveiller ces passions qui avaient été là à l'époque. De superbes matchs, des actions de jeu que je peux trouver superbes encore. Des joueurs envers qui j'ai et j'aurais toujours une certaine... tendresse en vérité. Des idoles de jeunesse principalement, et parfois, quelques agréables découvertes, même si elles se font rares.
En 2010, une nouvelle coupe du monde aura lieu. On ne peut qu'espérer qu'elle sera meilleure que les précédentes. Car depuis 10 ans, aucune n'a su soulever le moindre sentiment chez moi, si ce n'est de l'indifférence, voire même du mépris et de la rancoeur. Plus de musiques fédératrices comme "I will survive" ou celle de Youssou n'Dour et Axelle Red. Plus de La Copa la Vida. Juste de pûrs navets version Johnny qui à la simple écoute vous font comprendre pourquoi les joueurs ont perdu la Coupe. Alors oui. Je le dis sans détour, bien que je n'irais pas m'en vanter H24 un tel... intérêt n'étant pas des plus féminins, oui, je souhaiterais revivre quelque chose comme en 1998. Ce pûr bonheur autour d'un jeu. Toutes ces émotions fortes. Ce sentiment presque transcendant qui nous avait tous animé. Je donnerais beaucoup pour connaître à nouveau cela. Car, en ce moment, un esprit général très positif, c'est bien ce qu'il nous manque pour arriver à être vraiment heureux (et ce, d'autant plus quand sa vie affective est toujours aussi foireuse ^^).
Donc voilà, c'est officiel.
Moi je veux encore du bonheur.
J'en veux encore des éclairs.
A toi de faire rêver,
à ton tour de jouer,
à ton tour de gagner !